FenêtréA-Prysmian : Le Bateau

Mis à l’eau en août 2009, ce plan Van Peteghem et Lauriot Prévost, anciennement Crêpes Whaou ! 3 de Frank-Yves Escoffier, est aujourd’hui l’un des multicoques les plus performants du circuit. Son skipper, pour avoir participé à sa construction, le connaît sur le bout de doigts pour avoir participé à sa construction.

  • Longueur : 15,24 m
  • Largeur : 15,20 m
  • Tirant d’eau : 1,70 / 3,35 m
  • Poids en charge : 4 t100
  • Surface Grand voile : 101 m
  • Surface Solent : 73 m2
  • Surface Gennaker : 160 m2

Erwan Le Roux

un marin au parcours atypique
Contrairement à nombre de ses concurrents, le Morbihannais n’est pas tombé dedans lorsqu’il était petit, n’a pas usé ses fonds de cirés en Optimist ni sur aucun autre support lorsqu’il était gamin. Non, c’est bien plus tard, l’année de son baccalauréat et de ses 18 ans, qu’Erwan découvre la voile.
À l’époque, il se destine, comme son père, à une carrière de chaudronnier. Le chemin semble tout tracé sauf que voilà : son professeur de mécanique du lycée Jean Guéhenno à Vannes l’initie à ce sport à bord d’un Samouraï – un petit monocoque de 7,20m dont la construction s’est arrêtée en 1980, avec pour objectif de participer à la régate « Une école, un bateau ». Les entraînements s’enchaînent donc de l’île d’Arz, à l’École des Glénan. « J’ai appris à partir en mer et à revenir. À l’époque, cela me suffisait » explique-t-il. Reste que lorsqu’il est appelé à effectuer son service militaire, il décide de creuser un peu le sujet et devient objecteur de conscience au sein de la célèbre école de voile pour une durée de 24 mois. Dans la foulée, sur place, il passe un contrat de qualification puis son Brevet d’État, dispute ses premières grosses régates et goûte aux joies de la navigation en solitaire.
Dès lors, le virus est attrapé. Il décide alors de se présenter à la Solo Le Télégramme, le premier vrai tournant de sa carrière. « Pour cela, il a fallu monter un projet, trouver un Figaro Bénéteau 1, s’entraîner…
J’ai bien marché. Je me suis même retrouvé en tête à l’issue de la troisième journée. À ce moment-là, je me suis dit qu’il fallait que je continue » détaille Erwan. Bien lui en a pris. Année après année, il s’est constitué une solide réputation qui lui a fait fréquenter et épauler les plus grands : Marc Guillemot, Loïck Peyron, Daniel Souben, Frank-Yves Escoffier…. Toute l’expérience accumulée à leurs côtés fait de lui, aujourd’hui, l’un des grands noms de la voile française.